Ne touchez pas à nos abeilles!

Au moins 20 000 espèces d'abeilles sont répertoriées sur la planète. Cependant, la majorité des abeilles ne produit pas de miel. Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales… Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un groupe particulier d'abeilles.

 

Les abeilles, comme tous les insectes pollinisateurs, participent à la pollinisation d’un grand nombre d’espèces végétales et contribuent ainsi à la reproduction de beaucoup d’entre elles, dont de nombreuses espèces menacées. L’activité pollinisatrice des abeilles est remarquable tant sur les plans quantitatif que qualitatif.

La survie ou l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde dépend directement de la pollinisation par les insectes. Ces insectes pollinisateurs sont, pour l'essentiel, des abeilles. Partout dans le monde et plus encore dans les pays industrialisés , les populations de ces abeilles sont en déclin et de nombreuses espèces sont menacées.

Sur le plan quantitatif, les abeilles transportent couramment des dizaines de milliers de grains de pollen sur leur corps et en déposent de grandes quantités sur les stigmates des fleurs qu’elles visitent. Le nombre de fleurs visitées est impressionnant : 1 abeille butinerait plus de 8 millions de fleurs, pour fabriquer un pot de miel de 500 grammes…

Sur le plan qualitatif, en allant de fleurs en fleurs, les abeilles transportent du pollen issu d’individus d’une même espèce mais génétiquement différents. Le dépôt d’allo-pollen permet la fécondation croisée et la reproduction de toutes les espèces auto-compatibles. Cette action positive sur la production de fruits et de graines a aussi des retombées bénéfiques sur toute la faune qui s’en nourrit.

Ainsi, du fait de leur organisation sociale, les abeilles participent au maintien de la diversité génétique et à l’évolution des plantes à fleurs.

D’autres agents comme le vent ou l'auto-pollinisation contribuent aussi à la pollinisation des plantes. Mais lorsque l'on parvient à quantifier l’action de ces facteurs, on réalise combien le rôle des abeilles est important. Quand on y regarde de près, il est difficile d'imaginer un seul repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près par leur activité pollinisatrice !

Sans les abeilles, confiture, amandes, café et fruits disparaîtraient de nos assiettes. La production de lait serait également affectée, car les vaches laitières se nourrissent en partie de luzerne qui doit être pollinisée.

 Pour illustrer notre propos, voici l'exemple d'un petit-déjeuner "avec" et d'un petit-déjeuner "sans" abeilles.

Les pesticides sont de plus en plus montrés du doigt dans différentes études pour avoir des effets sur la fécondité des abeilles, leur croissance et leur développement ainsi que leurs moyens de communication, quand elles n’ont pas tout simplement d’effet létal!

En 2010, la loi Grenelle II posait le principe de l'interdiction des épandages aériens, sous réserve de dérogations exceptionnelles. Mais aujourd'hui encore, les préfectures continuent à délivrer des dérogations.
 
 

Sources:

  • wikipédia
  • lescompagnonsdumiel.fr